samedi 1 mai 2010

Gottingen - Basket - Un public en transe

On ne saura jamais ce qui se serait passé si le Final Four s'était joué à Roanne mais à Gottingen, l'expression "avoir l'avantage du terrain" a vraiment un sens. Une salle blindée jusqu'aux cintres, un kop de 300 personnes qui vocifère tout le match, même à - 20, et des arbitres qui ont encore mal aux tympans des diverses broncas qu'il ont endurées. Vous ajoutez 3000 personnes surmotivées qui reprennent toutes sans exception les chants de la salle et qui ne rechignent pas à un tendu d'écharpe géant.

"Sans rien enlever à cette équipe, la formule est injuste, regrettait Jean-Denys Choulet, le coach de Roanne, à l'issue du match. Notre salle est aussi chaude et on n'y a perdu que deux matches en deux ans." La petite centaine de Roannais présente a également donné de la voix, craquant une dizaine de torches (sans fumée) avant le match. Belle initiative.

Gottingen - Basket - Samara vit à l'heure américaine

Etonnant aveu fait à l'issue du match par le Dominicain Luis Flores. Samara adapte son jeu à la compétition. Non pas en raison d'une différence de niveau avec la ligue russe, mais tout simplement parce que dans leur championnat domestique, ils n'ont droit qu'à deux "Américains".

Le passeport "belge" (pourquoi pas après tout, ça change des pseudos Bulgares ou Macédoniens) de Ralph Biggs leur permet d'en avoir un 3e. Mais chaque week end, le coach doit faire le choix cornélien d'écarter son indispensable meneur Bremer, son meilleur scoreur Flores ou son seul pivot d'envergure, Douthit.

Comprenez qu'en Eurochallenge, ce n'est que du bonheur et les 4 US gambadent joyeusement ensemble. "C'est pour ça qu'on abuse un peu du pick and roll, reconnait Flores. On profite du peu de temps qu'on passe tous ensemble sur le terrain pour utiliser nos qualités naturelles, ce qui est plus compliqué quand les Russes jouent avec nous."

Bref, comme disait un coach au bord du terrain, "Samara sans les Ricains, y a rien." En même temps, ils sont payés pour ça... Au final, le scoring est concentré sur six joueurs (nos quatre amis, mon Voronov et un Lituanien). Inutile de préciser qui sont les quatre qui scorent le plus

Gottingen - Basket - Embouteillage de pom pom girls

Et soudain la clameur est montée du kop allemand. Un cri de soulagement qui venait du fond du coeur. Voilà les pom pom girls de Samara. Rien que pour le plaisir de les revoir en finale, les supporters de Gottingen cessèrent illico d'encourager Pesaro. De manière assez surréaliste pour un terrain supposé neutre, ces dames recouvrirent le terrain d'un gigantesque blason de Samara avant de se lancer dans des danses très suggestives.

Les mini-shorts de cuir noir et la blondeur de leurs blés mirent en émoi les mâles teutons. Faut les comprendre, leur arrivée en fin de match chassait la troupe d'écolières allemandes qui assurait jusqu'ici le spectacle. Sans remettre en cause leur démonstration de corde à sauter, ça ne pouvait tout de même pas soutenir la comparaison. Un peu comme si Jennifer Lopez remplaçait votre voisine sur scène quoi.

Gottingen - Basket - Un homme heureux

Evgeny Voronov n'en revient pas, moi non plus : il vient de dunker en contre-attaque sur un décalage de Luis Flores. Voronov, c'est le Russe de service à Samara. Dans leur championnat, il en faut toujours un sur le parquet alors on a misé sur lui. C'est le seul Russe qui met des points à Samara. Joueur pas génial mais enthousiaste. Un peu de shoot, un peu rond, ni bien explosif ni bien beau. Alors le voir dunker... waouh. Il a même eu le droit au bisou de sa dame, pendue à son bras le reste de la soirée. Qu'il reste basketteur très longtemps s'il veut la garder, c'est un conseil.

Gottingen - Basket - JR Bremer, l'arme fatale de Samara

La première demi-finale a vu la victoire des Russes de Samara sur les Italiens de Pesaro. Un beau duel de meneurs américains entre l'ancien Roannais Marques Green (Pesaro) et l'ancien joueur NBA JR Bremer. Le lilliputien Green (1,64m), tout en finesse, s'est appliqué à régaler ses coéquipiers quitte à s'oublier un peu trop. Enfin, c'est pas Michael Hicks qui s'en plaindra, lui qui a été gavé de alley-hoops (voir photo ci-dessus).

Bremer, lui, c'est un meneur américain pur jus. Personnel, fort scoreur, grosse confiance en lui. C'est simple, le ballon ne quitte pas ses mains avant les 10 dernières secondes de la possession. Ensuite, il réclame son pick and roll, toujours.

Zizou, c'est la chaussette gauche puis la chaussette droite puis vous savez la suite, ben lui c'est le pick and roll ! Puis il efface son adversaire et cherche l'action fatale : shoot ou passe décisive, souvent pour ses compères Flores (si c'est extérieur) et Douthit (si c'est intérieur). Et en bon ex-NBAer qui se respecte, il ne passe jamais son tour pour achever l'adversaire en fin de match quand c'est chaud. La NBA doit bien lui manquer en Russie. Mais hier, c'est Pesaro qui a succombé à son venin

Gottingen - Basket - FINAL FOUR C3 - Bienvenue à la Lokhalle

La Lokhalle de Gottingen est le site choisi par la FIBA Europe pour organiser ce Final Four de l'Eurochallenge, la 3e compétition européenne. La ville est calme, verte et accueillante, l'hôtel des joueurs situé en face de la salle, la salle, elle, est disons pas ordinaire. On moque souvent les structures françaises, les Allemands ne font pas mieux sur ce coup là.

La Lokhalle, c'est un vieux hangar en briques sombres. Ca ressemble à de vieilles halles où l'on aurait posé un parquet au milieu. En fait, d'où le nom (Lok Halle), c'est un ancien garage à locomotives. L'ambiance volontairement sombre et ses spectateurs très proches du terrain, le parquet posé au milieu d'un immense espace, font penser à la célèbre Halle Carpentier de Paris. En plus chaleureux, moins underground. Mais ça, c'est peut-être parce qu'il n'y a que des Allemands dedans avec une bière à la main.

Ca doit contribuer à chauffer l'ambiance mais on souhaite à ce club en plein essor, qui ressemble pas mal à Roanne sur bien des aspects (beaucoup de passion, salle inadaptée, goût pour les joueurs US) une plus belle arène. A titre d'exemple, les journalistes du 2nd rang voient à peine le terrain et doivent se réfugier dans la tribune des joueurs. La salle de presse se trouve dans un salon d'un hôtel attenant. Bref, c'est champêtre le BC Gottingen.

Tennis - L'ATP Race du 26 avril

En tennis, il est impossible de suivre le classement de l'année en cours, pourtant autrement plus instructif que le classique ATP. Toutes les semaines, je vous offre le classement "Race" des 50 premiers à l'ATP. La vraie valeur 2010 de l'élite du tennis mondial.

A l'issue des tournois de Barcelone et Monte-Carlo, voilà une hiérarchie qui s'affine à la couleur ocre.



- Nadal, que les mêmes journalistes qui avaient condamné Federer, avaient dejà enterré, est désormais 2e ! Verdasco, vainqueur à Barcelone est 4e, Soderling, 5e.

- Côté français, c'est toujours morne plaine. Si Tsonga réintègre le Top 10, ils ne sont plus que 5 dans la Race, dont aucun dans les "32".

L'entrée de la semaine est réalisée par le prometteur Hollandais Thiemo De Bakker, demi-finaliste à Barcelone

1 Andy RODDICK 2450
2 Rafael NADAL 2230
3 Roger FEDERER 2225

4 Fernando VERDASCO 1845
5 Robin SODERLING 1575
6 Marin CILIC 1500
7 Novak DJOKOVIC 1500
8 Andy MURRAY 1445
9 David FERRER 1425
10 Jo-Wilfried TSONGA 1305
11 Ivan LJUBICIC 1300
12 Juan Carlos FERRERO 1170
13 Tomas BERDYCH 1140

14 Nikolay DAVYDENKO 880
15 Mikhail YOUZHNY 880
16 John ISNER 865
17 Sam QUERREY 805
18 Juan MONACO 780
19 Marcos BAGHDATIS 750
20 Thomaz BELLUCCI 675
21 Ernests GULBIS 645
22 Jurgen MELZER 640
23 Nicolas ALMAGRO 630
24 Stanislas WAWRINKA 625

25 Fernando GONZALEZ 585
26 Albert MONTANES 570
27 Ivo KARLOVIC 565
28 Lukasz KUBOT 505
29 Michael BERRER 500
30 Philipp KOHLSCHREIBER 495
31 Feliciano LOPEZ 485
32 Tommy ROBREDO 460

33 Julien BENNETEAU 440
34 Philipp PETZSCHNER 440
35 Thiemo DE BAKKER 420
36 Gaël MONFILS 370
37 Viktor TROICKI 370
38 Victor HANESCU 345
39 Benjamin BECKER 327

40 Lleyton HEWITT 290
41 Janko TIPSAREVIC 245
42 Florian MAYER 235
43 Guillermo GARCIA-LOPEZ 225
44 Radek STEPANEK 215
45 Horacio ZEBALLOS 210
46 Jérémy CHARDY 200

47 Andreas SEPPI 195
48 Juan Martin DEL POTRO 180
49 Tommy HAAS 110
50 Gilles SIMON 20