dimanche 20 septembre 2009

Katowice - Eurobasket (finales) - Ca méritait pas tout un post mais bon...

Une partie de l'équipe russe et son coach David Blatt étaient au bord du terrain pour assister à la finale. Ca nous a valu une gentille accolade de félicitations entre Vitali Fridzon et son futur ex-coéquipier du Khimki Moscou, Jorge Garbajosa (ex, parce qu'il fait son Benzema, il part au Real Madrid). Mignon tout plein. A cette occasion, on a pu voir que les Russes portaient un survêtement siglé « Beijing 2008 ». Waouh, la crise financière touche vraiment tout le monde !

Un peu de promo, ça fait pas de mal, surtout quand on gagne. Alors, les joueurs espagnols ont sorti spontanément (lol) un drapeau vantant la candidature de Madrid 2016 sur le podium. Mouais... Déjà que le CIO les trouve arrogants, je sais pas si ça va vraiment aider.

Y en a un qui trépigne, c'est Jose Manuel Calderon. Le meneur des Raptors a raté cet Euro pour blessure comme il avait raté la finale olympique l'an passé à la Wukesong Arena. Consultant ici pour La Sexta, une chaîne de télé de son pays, Calderon, heureux mais sans doute frustré, a préféré se réfugier au milieu des supporters pour laisser ses coéquipiers célébrer leur titre entre eux.

Ah, et puis avant de fermer le gymnase, euh la Spodek Arena de Katowice (pardon, c'est juste gratuit), les pauvres Red Foxes (voir plus bas) sont contraintes de rester sur le parquet. Et ouais, y a un paquet de fans, bizarrement tous des hommes, qui veulent être pris en photo avec elles. Enfin, elles connaissent la musique et si jamais elles perdent leur sourire, une mère maquerelle blonde aigrie les surveille de près. Non mais.

Katowice - Eurobasket (finales) - Une branlée et l'addition m'sieur

Bon, ben, de finale il n'y en a pas eu si on imagine suspense, tension, tout ça quoi. En fait, tout le monde s'y attendait. Y a une équipe au dessus du lot et surtout un joueur, Pau Gasol. Blessé au doigt en début de tournoi, son équipe a failli passer à la trappe. De retour, il rend son équipe invincible. L'Espagne est un beau champion, intense, spectaculaire, c'est chouette pour le basket. 52-29 à la mi-temps, une pression jamais démentie, une adresse redoutable. Le score final 85-63 tient plus de la volonté des Espagnols de ne pas humilier les Serbes en fin de match. Les joueurs de Scariolo ont laissé le suspense aux autres. Ils ont déjà feinté de se faire éliminer en poules, il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Les Lituaniens en ont pris 14, les Polonais 22, les Français 20 et les Grecs 18. Bon, et puis afin qu'il y a ait pas de contestation, des scores acquis dès la mi-temps. Il ne reste plus qu'un défi à la ÑBA (jeu de mot, les plus intelligents survivent et comprennent, les autres sont pris dans la toile), battre les USA (indice : la NBA quoi) dans un match qui compte. Rendez-vous à Istanbul l'an prochain mais surtout à Londres 2012. On s'en régale d'avance.

Katowice - Eurobasket (finales) - Rouges de plaisir

Ils sont venus de toute l'Espagne. D'Elche, de Madrid, de Badajoz ou Zaragoza. Vêtus de rouge et jaune, couleur bonheur. Venus fêter enfin le premier titre européen de “La Furia”. Championne du monde, vice-championne olympique (et quelle finale) et désormais championne d'Europe. Les “Viva Espana” pour succéder aux “Pau, Pau, Pau” et autres “MVP”. Ils sont gatés. Oubliée la déroute de Madrid où la bande à Gasol avait perdu la finale at home, dans les dernières secondes, crucifiée par JR Holden, le drôle de Russe.

Mais rouge et bonheur ne se conjuguaient pas ici qu'à l'espagnol. Les célèbres Red Foxes, pom-pom girls que l'on ne présente plus, ont été époustouflantes toute la semaine. Chorégraphies top, grâce physique et corporelle, un régal. Et bonne initiative de la FIBA Europe, elles ont cohabité toute la phase finale avec les Lituaniennes de Kaunas. Ainsi, y avait toujours une pom-pom sur le parquet pour consoler les victimes de la tornade ibérique.

Katowice - Eurobasket (finales) - La France en finale

Non, ce n'est pas Ronny Turiaf qui est trop deg' et qui dit qu'on aurait trop mérité parce que franchement les autres, ben ils se sont fait torcher pareil contre les Espagnols. Pas faux mais non, Ronny est fair play. Juste que la troupe des Crazy Dunkers assure le show de la mi-temps de cette finale. Oui, ils sont français comme le nom ne l'indique pas. Mais bon, les smasheurs fous, ça l'aurait moins fait pour choper des contrats. Le concept est toujours aussi discutable, dunker avec des mini-ballons et un trampoline au prétexte d'acrobaties mais bon à défaut d'Air Up There, on a pu admirer les petits gars de chez nous. Allez mater AUT ici, ça a quand même de la gueule.

Katowice - Eurobasket (finales) - Croatie/Slovénie/Serbie, concurrence déloyale

Grosse concentration balkanique dans la soupe de Katowice cette année. Oui, il faut dire qu'ici ils aiment bien la soupe. Ca ressemble à la ville. Sombre. Passée cette considération culinaire, le basket de l'ex-Yougoslavie a marqué de son empreinte cet Euro. Serbie (2e), Slovénie (4e) et Croatie (6e). Et pourtant, les tribunes étaient vertes. Slovènes donc. Une explication à cela, toute bête. Ben oui, la Slovénie est dans l'Union européenne. Comment ça, vous le saviez pas... Et pas les deux autres. Alors pour les visas, ça change tout. Paraît même qu'ils ont l'euro. Et ouais, la Slovénie d'ailleurs, c'est collé à l'Italie, du côté de Trieste, c'est pas vraiment un pays de l'Est. Bref, toujours est-il que c'est bien dommage car quand on a entendu le public slovène, on aurait bien aimé un gros clash contre les Serbes.

Katowice - Eurobasket (finales) - Evidemment, qui va perdre, c'est les Verts

Ils sont venus, ils ont vu, ils ont même brillé et comme d'habitude, ils ont perdu. Ils, ce sont les Slovènes. Depuis quelque temps, leur squad sérieusement pulpé de vedettes en venait même à laisser indifférent tellement ils perdaient systématiquement prématurément. Cette année encore, malgré leur 1ère place de poule, il leur a fallu s'arracher pour battre la Croatie... de deux points. Mais le naturel est vite revenu au galop. Demi-finale contre la Serbie. Ils ont tout pour gagner. Le public, un peuple vert qui n'a rien à envier à celui du Forez. Le meilleur joueur, Erazem Lorbek. Le score aussi. Mais voilà venue la dernière minute, les démons de 2007 sont de retour. Quand les Grecs leur avaient repris 15 points en moins de 4 minutes. La panique règne. Lorbek est éliminé sur deux fautes au rebond offensif. Digne d'un junior. Brezec, grand pantin de la NBA, qui a pris sa place, fond un plomb. Il retient violemment Teodosic par derrière sur une contre-attaque. Deux lancers + la balle. Les Serbes sentent la proie se décomposer, Teodosic frappe. Une fois, deux fois, trois fois. Prolongation, les mouches ont changé d'âne. Smodis, capitaine cloué sur le banc par son mal de dos, tente bravement de remobiliser ses troupes mais non, la Slovénie n'est toujours pas une équipe de gagnants.

Dans ces cas-là, on a tendance à parler d'équipe maudite si ce sont des étrangers et de gros losers à la con si ce sont des Français. Oui, on aime bien se dévaloriser. Ce sont surtout des équipes incapables de gagner une fin de match serrée. Et c'est tout sauf du hasard. Sinon, pourquoi la Grèce gagne-t-elle toujours à la fin ?

En parlant de Grecs, ils se trouvaient sur le chemin des Slovènes cet après-midi pour la 3e place. Les hommes de Zdovc ne pouvaient pas rêver pire. Emmenés par un Schortsanitis énorme, les Hellènes font la course en tête tout le match. Fatigués, peu inspirés, ils profitent de la maladresse et de la tension slovène. La fin de match était écrite. Les Grecs, bien que fébriles aux lancers francs, gagnent. D'un point. Ils ont fait le taf, sans plus. Ils ont surtout profité d'une énorme bourde de Slokar dans la dernière minute. A peine moins gauche que Brezec, il perd inexplicablement un ballon sous son panier. L'Athénien est sans pitié. Alors Fotsis transforme l'offrande d'un tir longue distance. Plus cinq. Les miracles du pauvre Lakovic n'y feront rien. La Slovénie échoue encore d'un misérable point. Celui de la peur.

samedi 19 septembre 2009

Katowice - Eurobasket (finales) - France-Croatie : it's bullshit

En général, un match de classement dans un Euro, ça possède l'emballage de l'Euro, ça ressemble à un Euro, mais quand on goûte, c'est fade, ça manque de sel, de sueur, d'agressivité. Le France/Croatie de demain, à l'heure du petit-déjeuner (ou presque – midi), promet pourtant d'être encore plus soporifique que ça. En cause, une 5e place à l'intérêt limité mais aussi la volonté des NBAers d'être épargnés. Les BlackBerry (ouais, ça fait définitivement plus moderne) ont sonné. Les franchises NBA ont appelé. Ronny Turiaf a été clair. « Je ne veux pas rentrer à Golden State blessé. Ils m'ont déjà appelé il y a deux jours pour me dire que j'avais intérêt à rentrer en bonne santé ! On a assuré le minimum syndical, on va essayer d'aller chercher la victoire mais je n'ai pas envie de me blesser, ça c'est sur et certain. Il y en a déjà un (Diaw) qui est tombé, il ne faut pas qu'il y en ait un deuxième. » C'est vrai que la blessure de Boris ce midi n'a rien arrangé même si les Bobcats de Larry Brown, conseiller des Bleus, sont plutôt arrangeants. Il paraît même que Gar Forman, le general manager des Bulls rigole bien. Lui, son Noah, il l'a carrément gardé au chaud tout l'été. On appelle ça le risque zéro.