dimanche 5 septembre 2010

Istanbul - Basket - Un Brésil au goût hamburger

Les Brésiliens ont été la seule équipe à inquiéter le Team USA pendant la première phase passant à un doigt (un tir de Huertas qui fait le tour et ressort) de l'emporter dans les cinq dernières secondes (68-70). Leur stratégie malgré ce score étriqué, c'était de jouer comme les Américains. Un jeu rapide, fluide, agréable à voir.

Les Auriverde ont le matériel pour puisque 4 joueurs de leur « 5 majeur » ont évolué ou évolueront l'an prochain en NBA. Marcus Vinicius à New Orleans, Leandro Barbosa à Toronto, Tiago Splitter à San Antonio et Alex Garcia à …

A la base du système, Barbosa (photo), le scoreur fou avec des mains qui traînent de partout. Il martyrise l'adversaire par ses tentatives d'interception et il n'y a pas que les Tunisiens qui y succombent. Lui et ses acolytes misent ensuite sur une forte réussite à 3 points. Et à l'intérieur, il y a tout ce qu'il faut pour gêner les athlètes américains entre Splitter donc et Anderson Varejao (Cleveland, NBA), blessé à la cheville lors du match de poule mais toujours disponible pour distribuer quelques gifles.

Enfin, à la mène, Marcelinho Huertas s'est vite adapté à la pression des arrières US, bien protégé par ses pivots et a dirigé la manoeuvre tel un chef d'orchestre, régalant le public de passes dans le dos. A l'Américaine. Comme les Grecs au Mondial 2006 ou les Espagnols aux JO 2008 l'ont prouvé, la meilleure façon de battre le Team USA, c'est de le prendre à son propre jeu. L'attaque. En sachant raison garder bien sûr.

Istanbul - Foot - Bienvenue en Nostalgie

C'est bien connu, le football fait office de religion ici. Rien qu'à Istanbul, trois grands clubs cohabitent. Fenerbahce sur la rive asiatique (Niang, Dia), Galatasaray (Cana, Elano) et Besiktas (Guti) du côté européen. Et Bursa, qui n'est guère éloignée, accueille le champion 2010, Bursaspor.

Les chaînes de télévision et les émissions consacrées au sport roi pullulent à la télévision. TRT, NTV, NTV Spor en font leurs choux gras. Mais de nombreuses émissions de débats à n'en plus finir animent aussi les écrans lors des journées de championnat ou des matches de la sélection. Parfois au delà de minuit et pas que sur M6, comme chez nous.

Le must, c'est la diffusion de nombreux matches d'archives, souvent le matin. J'ai eu droit l'autre jour à la finale de l'Euro 96 entre Allemagne et France. Euh, pardon, République tchèque, on ne remerciera jamais assez Reynald Pedros. Ca fait bizarre de revoir toutes ces bouilles. Thomas Hassler, Karel Poborsky, Patrik Berger et le mythique Andreas Köpke.

Chaînes gratuites ou payantes, je ne sais pas trop car j'ai le câble à l'hôtel mais la Bundesliga (pour des raisons évidentes) et même la Ligue 1 sont abondamment diffusées. A ce propos, c'est très étonnant qu'aucune chaîne française (même petite) ne diffuse le championnat turc alors que la clientèle existe dans l'Hexagone, c'est le moins qu'on puisse dire. On diffuse bien la MLS américaine ou le Brasileiro.

Istanbul - Basket - Les plus embêtés ne sont pas forcément ceux que l'on croit

Je me suis fait limite engueuler tout à l'heure à l'hôtel. Ben oui, si on est pas très contents d'affronter la Turquie, il faut savoir que c'est largement réciproque. "On aurait préféré la Nouvelle-Zélande", m'a-t-on gentiment expliqué. Sacrée mauvaise surprise pour tout le monde cette défaite des Bleus jeudi.

On est surpris ici à Istanbul par l'intérêt que portent les Turcs à la compétition. Les bars font le plein pour les matches de l'équipe nationale mais malgré des affluences parfois décevantes, beaucoup suivent également les autres rencontres. On m'a rapporté que les Grecs avaient fait exprès de perdre contre la Russie, que la France avait perdu contre la Nouvelle-Zélande, que l'Allemagne avait pris une branlée contre l'Australie. Bref, des détails assez précis.

Je ne saurais dire si je suis tombé dans un hôtel de fous de basket ou si l'échantillon est représentatif mais ça surprend. C'est l'avantage d'avoir des matches diffusés en clair. Je pense que chez nous, on pourrait entendre des remarques du même genre à propos d'un Irlande-Ecosse du Tournoi des VI Nations.

Istanbul - Basket - Un petit tour au marché

La salle Abdi Ipekçi qui nous a accueilli cette première semaine est construite le long d'une grande avenue qui mène de Topkapi au front de mer. Tout du long, de somptueux remparts dominent le paysage. Et au pied de ses remparts, surprise, des jardins ouvriers à n'en plus finir. Salades, courgettes, fruits, les potagers sont pleins et les Stambouliotes s'y activent. Ca a un côté retro charmant à moins de 30 minutes à pied du centre-ville. Le long de l'avenue, plusieurs enfants vendent les fruits et légumes cultivés par les parents, avec juste assez de terre dessus pour nous convaincre qu'ils viennent d'être cueillis. De la vente directe comme on l'aime.

samedi 4 septembre 2010

Istanbul - Basket - Les Turcs se gavent de Mondial à la télé

Certains se chicanent par chez nous sur le bien-fondé du groupe Canal Plus de diffuser la compétition sur Canal + Sport ou sur Sport +. Le véritable coupable est bien entendu le service public qui refuse de diffuser l'équipe de France, ce qui est un authentique scandale. Une équipe nationale est toujours fédératrice, on le sait, et c'est comme ça qu'un sport peut se faire connaître.

La Turquie n'a pas ce problème. Et pourtant, le Turc moyen n'aime pas plus le basket que le Français moyen. Il aime le foot, seul sport à être "payant", c'est pas pour rien. NTV, chaîne gratuite, diffuse donc ce Mondial. Matches de la Turquie mais pas seulement, une partie des grandes affiches aussi. Et sa petite soeur NTV Spor, également gratuite, diffuse une bonne part des autres matches tout en annonçant les résultats et les compositions d'équipe des parties non diffusées, dans le bandeau. Ca fait rêver.

Bon, ils sont pas allés jusqu'à diffuser France-Nouvelle-Zélande, faut pas déconner.

Istanbul - Basket - Turkoglu ou Okur, il faut choisir

L'absence de Mehmet Okur, le pivot des Utah Jazz (NBA) ne contrarie pas outre-mesure les fans turcs. Au contraire. Selon eux, Hidayet Turkoglu (Phoenix Suns, NBA) et Okur ne peuvent pas se sentir et leur présence conjuguée aurait mis le feu à l'équipe. Le mieux, c'est l'un OU l'autre. Et vu le talent des intérieurs présents, tout le monde se réjouit ici que ce soit Turkoglu (photo) qui soit là. Bon, Okur est blessé mais ça n'a eu que pour effet d'entériner un choix que tout le monde espérait.

Istanbul - Basket - Abdi Ipekçi : il était temps que ça ferme

Nous avons quitté, l'Abdi Ipekçi jeudi soir. La salle de basket historique d'Istanbul qui accueille les grands clubs locaux était un peu exigüe pour recevoir tous les journalistes et fans attendus pour les phases finales. Pour l'anecdote, elle commençait même à sérieusement dérailler. Les tuyaux au plafond fuyaient et le circuit de télé interne censé diffusé les matches ne marchait pas tous les jours. Ce qui conduisait les volontaires à nous donner des liens web où le match était diffusé illégalement, en streaming !